spacer
Version imprimable
PIERRE LEGUILLON

filet_moyen_n.gif
Session 2006
28 août au 02 septembre

« Porter une image à l'écran »
« Comme on dit qu'on « porte un roman à l'écran », de quelle façon adapter une image à son support d'apparition ou de diffusion ? Dans un premier temps, nous parlerons de la circulation des images et de leur transfert d'un médium vers un autre (un monument sur une carte postale, un tableau de maître glissé dans une tablette de chocolat, un film sur une casette vidéo et un film sur un DVD, une photo de famille en fichier joint, etc.). Une demi journée pourra être consacrée à une plongée dans des archives publiques. En s'inspirant de figures comme l'homme-sandwich, le manifestant, le « fan », le tatoué, ou encore des petits métiers illustrés par les « Cris de Paris » au XIXe siècle, nous imaginerons d'autres manières de porter les images. Les séances seront construites à partir des archives constituées depuis une dizaine d'années pour mes diaporamas, mais aussi à partir des images apportées par chaque participant. Les premières recherches et échanges d'images s'effectueront par e-mail ou courrier en amont du workshop. Si l'on pense au montreur d'images, avec sa lanterne magique sur le dos, ou aux « Red Tapes », les bandes vidéo que Vito Acconci produit dans les années 1970, quelle forme d'autonomie nous offrirait aujourd'hui la technologie « démocratisée » ? Nous essayerons d'inscrire corps et projections d'images dans les espaces spécifiques des Laboratoires d'Aubervilliers, en jouant sur la spatialisation et les rapports d'échelle. D'une manière générale, plutôt que des modes de production, le workshop a pour ambition de mettre en perspective des principes de « distribution », comme on le dit d'un film ou de cartes à jouer, voire de « re-distribution » des images, en postulant que la première donne n'était pas la bonne. » 
                                                                                                                    P. Leguillon

Pierre Leguillon a édité une revue d’une page, Sommaire, de 1991 à 1996. Il a collaboré à des revues et a dirigé plusieurs ouvrages (dont le Hors série de la revue Art press «Oublier l’exposition», 2000 ; Raymond Hains, J’ai la mémoire qui planche, aux éditions du Centre Pompidou, 2001 ; Negro toi-même autour de l’œuvre de Marylène Negro, Isthme éditions, 2005). Il enseigne et a été lauréat de la Villa Médicis en 2003. Depuis 1993, Pierre Leguillon projette un diaporama réunissant les fonctions de collection, d’exposition, de catalogue et de commentaire, qu’il reconstruit à chaque nouvel opus.
Pierre Leguillon est né en 1969, il vit à Paris.

Atelier du lundi 28/08/2006 au vendredi 01/09/2006.


GWENAËL MORIN
filet_moyen_n.gif
Session 2006
22 août au 02 septembre


« Bajazet d’après Bajazet de Racine »

« Je propose aux participants de cet atelier de faire « Bajazet d’après Bajazet de Racine » en cinq jours et de présenter le spectacle gratuitement à tout public volontaire le samedi 2 septembre aux Laboratoires d’Aubervilliers.

J’ai choisi arbitrairement Bajazet pour proposer un contrat clair. J’envisage en effet les textes de théâtre comme des contrats, c’est à dire comme des textes destinés à lier entre elles un ensemble de personnes et à induire entre ces personnes un ensemble de comportements particuliers. D’autres textes comme par exemple le code civil, la constitution française ou encore les dix commandements, les règles du tennis, etc. fonctionnent de cette manière. Le travail avec le texte Bajazet de Racine servira donc de base pour produire des comportements spécifiques parmi les protagonistes dans la perspective du spectacle de la fin de semaine. J’inscris Bajazet dans la suite logique de mon travail de metteur en scène. J’ai décidé de monter une série de textes de théâtre dont le titre est aussi le nom du personnage principal. J’intitule cette série « théâtre de la responsabilité ». Pourquoi est-ce que je choisis de provoquer délibérément une situation d’urgence en voulant faire « Bajazet, d’après Bajazet de Racine » en cinq jours avec des gens que je ne connais pas sur un texte que je n’ai jamais expérimenté ? L’urgence est une force qui interdit le retour en arrière, le jugement de soi, l’hésitation coupable. Elle force à prendre position, elle force à agir, affirmer et à être responsable. L’urgence est une forme particulière de relation au temps qui libère de l’énergie, une énergie que je veux capter pour faire du théâtre. Cette proposition ne s’adresse pas plus à des comédiens qu’à aucune autre forme de spécialistes. Je suis un artiste et je m’adresse à des êtres humains. Je conçois le théâtre comme affirmation de la relation à l’autre. L’atelier « Bajazet, d’après Bajazet de Racine » s’adresse à tout le monde »

                                                                                                                              G. Morin

Je suis né le 30 décembre 1969.
J’ai suivi des études d’architecture que j’ai interrompues après 4 ans pour faire du théâtre. Entre autres expériences dans ce domaine, j’ai fait plusieurs mises en scène qui sont chronologiquement depuis 1998 : Merci pitié pardon chance (montage de textes de S. Beckett) ; Débite allez vas-y (adaptation de Fin août de A. Adamov) ; Pareil pas pareil (montage croisé de dialogues d’amour tirés de films de J.L. Godard et remarques sur la peinture de G. Richter) ; Stéréo (diptyque avec acte sans paroles 1 et paroles et musique de S. Beckett) ; Théâtre normal (série de sketchs divers) ; Mademoiselle Julie (A. Strindberg )( sur commande) ; Poésieland (karaoké poésie) ; Comédie sans titre ( F.G. Lorca) ; Viaje a la luna (F.G. Lorca) ; Aneantis movie / Blasted film (d’après S. Kane) ; Guillaume Tell (pièce de théâtre intégrée à l’œuvre d’art Swiss-Swiss Democracy de T. Hirschhorn) ; Les Justes (A. Camus) Je prépare le spectacle Philoctète d’après Philoctète de Sophocle. Ma compagnie s’appelle compagnie Gwénaël Morin. Actuellement mon principal soutien est le Théâtre du Point du jour à Lyon dirigé par Michel Raskine et André Guittier. Je travaille à Kehl Am Rhein (Allemagne).

Atelier du lundi 28/08/2006 au samedi 02/09/2006.

CATHERINE CONTOUR


filet_moyen_n.gif
Session 2006
04 septembre au 09 septembre

« Mon travail se fonde sur des collectes (jamais des collections !), des panoplies évolutives, des rencontres avec des gens, des lieux, des choses ;
des vitesses différentes pour repérer, ingérer, digérer et recombiner ces matériaux à la manière d’un improbable nez qui cherche à aiguiser son flair tout en jouant avec les perturbations liées aux environnements mouvants.
Jean-François Billeter traduit Siao-Yao-Yeau par « aller selon » ou encore « se promener », « se balader », « évoluer librement » et « nager ». J’y trouve des liens très étroits avec un état d’improvisation. C’est cet état que j’aimerais aborder en improvisant à partir de mes outils (des explorations avec Simone Forti, Lisa Nelson… en passant par le Qi-Gong ou l’hypnose ericksonienne…) et de ceux que chacun apportera.
Quelques indices au 10/05/06 :
HABITER -> Traquer les interstices / Prendre position
et DIFFERENT(E)S -> camouflages / collectes / économies / hybridités / intensités / jeux / panoplies / poils / pratiques corporelles à essayer-inventer / proportions / siestes / survies / temps / territoires / vitesses / (en cours) »
                                                                                                                          C. Contour

Avec une double formation en danse et en arts visuels (École Nationale Supérieure des Arts-Décoratifs, Paris), le parcours de Catherine Contour est ponctué de rencontres déterminantes : Carolyn Carlson, Jacques Patarozzi, François Verret, Simone Forti, Lisa Nelson, Steve Paxton, Claude Régy, Jean-Paul Thibeau, Laurence Louppe, Zhou Jing Hong, Jean Becchio. Elle travaille sur des projets continus qui se développent dans la durée. Depuis 2004, elle se forme à l'hypnose eriksonienne, intègre de plus en plus cette pratique à son travail et en nourrit une certaine conception de l’improvisation qui navigue entre une forme de grotesque, une approche extrême-orientale du corps et l’influence d’artistes de la Post-modern Dance et de Fluxus. Ses propositions réunissent artistes, spectateurs et « témoins », pour des moments de cohabitation dans des lieux dont les usages sont à ré-inventer sans cesse (comme le projet Chambre -étapes chorégraphiques en chambres d'hôtels-, work-in-progress itinérant développé de 1996 à 2001). Le processus se développe également au travers de formes et de supports variés (film, installation, édition, création radiophonique, conférence-performance...). À venir, la Super Production Chorégraphique à Poils : FEUILLETON -en épisodes-.

Atelier du mardi 05/09/2006 au samedi 09/09/2006.


YVES-NOËL GENOD

filet_moyen_n.gif
Session 2006
04 septembre au 09 septembre

Yves-Noël Genod « Faire un spectacle, jouer un spectacle, jouer en famille, les langues étrangères, la féminité, la masculinité, représenter (représenter l’amour), un groupe, les people, un groupe de gens, un groupe de people, la plage (la nuit), les âges, le mélange, la distinction, la fatigue et la joie, aucun des grands thèmes, on est ce qu’on est, les larmes (si ça embellit), tourner face à la caméra, jouer de dos, les animaux, les plantes, la nature, partager le secret d’un âne, le point de vue du chien, l’ours, jouer nu, se mettre à nu – qu’est-ce que vous avez à me proposer ? – les derniers films, les informations, la pêche aux crabes, les groupes, le sang coule à flot (sur d’autres continents), l’île, les îles, l’amour, les sketches, les pièces, les chansons, les danses folkloriques, « tous les moyens sont bons », s’habiller en pétasse, s’habiller en bonne sœur, les garçons s’embrassent, se roulent des pelles, un théâtre à voix extrêmement basses, à voix miniatures, un goûter champêtre, we are not afraid… are some of my words du jour. Mon propos n'est pas de privilégier tel type de jeu plutôt qu'un autre, mais plutôt d'ouvrir les possibilités d'être sur un plateau et de permettre de goûter, un peu, aux émerveillements très naturels du jeu d'acteur (le "neutre", terme bien connu du jargon, n'étant, bien souvent, qu'une solution sophistiquée, triste et pauvre).»
                                                                                                                                                                  Y.N. Genod

Yves-Noël Genod est un créateur pluri-indisciplinaire. Il touche (à la fois) au théâtre, à la danse, à la musique, à l’architecture, à la peinture, aux garçons, aux filles, à la photographie ainsi qu’au cinéma et à la littérature (surtout la poésie). Mais artistiquement parlant, la priorité est donnée au show sous toutes ses formes. C’est là, dans le simple contact avec son public, sous la fausse pluie du cinéma ou dans la vraie neige - dans un vrai échange - qu’il se sent, chaque soir, re-vivre et exister. Beau, riche et célèbre, l’acteur n’envisage pas pour l’heure de se fixer. Il vit à l’hôtel. « Mon seul domicile fixe est le plateau, c’est là que je vis. » Seul. Sa dernière liaison avérée s’est achevée en tragédie.

Atelier du lundi 04/09/2006 au samedi 09/09/2006.

filet_moyen_n.gif








  spacer_bottom
les laboratoires
les projets
les projets réalisés
actualites tiret
ressources tiret
archive
archive
daubervillier