• Mardi 17 décembre 2013, 19h

    archive greenhorns ny

    Rencontres insolites avec Natsuko Uchino, performeuse et François Martig artiste plasticien
    Natsuko Uchino: "Regarde tous ces toits d'immeubles plats, tout brillants eh bien c'est bien dommage de les laisser inertes comme ça...Il faut rendre ces espaces performants." Elle nous présentera sa philosophie et son travail réalisé aux Etats Unis. D’autre part avec François Martig artiste plasticien, les graines se font la malle! Venez découvrir leur travail et échanger vos points de vue!

    Natsuko Uchino Le travail de Natsuko Uchino, informé par des expériences de l’agriculture et de l’artisanat, met en œuvre une chorégraphie des rapports entre des éléments pluriels, des formes et des gestes, afin d’exprimer les notions d’écologie et l’enjeu d’une proposition collective sur un site particulier. Une approche de la performance qui rejoint des recherches sur la sculpture et l'installation, son travail convoque l'idée d'assemblage et de mise en scène en impliquant différents protagonistes.
    Artiste inter-disciplinaire et membre fondateur de l'organisation Art et Agriculture (NY), Natsuko Uchino met en place une fondation qui explore de manière concrète les rapports entre l'art et la vie rurale, l’écosystème, et le culinaire. Une écologie contributive sur un site forestier dans les Catskills de 70 hectares, la fondation fonctionne comme une opération agricole autonome exploitée en polyculture, et une résidence d’artistes. En poursuivant ses recherches sur l’écologie/ écosophie et son travail sur la terre, le paysage, l’environnement; elle participe à la seconde biennale du Land Art en Mongolie (Ikh Gazriin Chuluu & National Mongolian Modern Art Gallery) et à la VIIème Globale Conférence d'Evian pour débattre sur les relations émergentes entre art, écologie et agriculture. En 2012, Natsuko Uchino développe une exposition itinérante composée de céramiques réalisées en collaboration avec Matthew Lutz- Kinoy. Ce projet est dédié à la célébration des rapports vitaux entre les fruits du terroir et ses diverses cultures esthétiques. Le projet consiste à un service de banquet pour 60+ personnes, et une nappe sérigrapghiée des textes qui dessinent l’espace social de la page imrpimée; et se déploient par des presentations performatives et des diners. Les pieces en céramiques acquièrent la patine des utilisations successives. Chaque présentation fait l’œuvre d’une narration in situ, à travers le terroir, le culinaire et la performance. Produites à la Rijksakademie, puis présentée au Elaine MGK Bâle, à la Villa Romana Florence avec le groupe curatorial Dingum, la Kunsthalle Baden Baden, la Kunsthal Charlottenborg, Copenhague, et La Chambre des Canaux à Amsterdam avec Siebe Teterro.
    Lire son interview par la revue Diapo.

    François Martig est artiste et utilise de nombreux mediums dans son travail, de la sculpture aux installations sonores, en passant par le documentaire radio et la photographie, en interaction avec le contexte social et géographique dans lequel il est montré. Martig, qui travaille également comme ingénieur du son pour le cinéma, a collaboré avec de nombreux artistes sonores tels Els Viaene, Philippe Petitgenet, Aymeric de Tapol et Mattin. Installation, installation sonore, documentaire radio ou photographique le travail mouvant de François Martig trouve une forme qui s'adapte aux contextes, à la géographie et aux territoires rencontrés. Il s'agit toujours de sous-ligner ceux-ci plutôt que de s'y imposer. Ses préoccupations artistiques suivent un fil rouge qu'il appelle Robinsonhotel. Ce titre générique, pour un projet à long terme, interroge le paysage comme espace social, économique et politique dans une œuvre résolument contextuelle. Soucieux de ne pas modifier les milieux où il établit sa résidence temporaire, il tente de les révéler via un art du déplacement. François Martig a commencé à prendre des sons comme il capturait des images documentaires. L’usage intensif du médium sonore lui a permis de renforcer sa réflexion photographique sur la notion de parcours via la marche et d’opter pour une pratique active du paysage. La fascination de François Martig pour l'histoire des paysages est clairement visible dans son travail. Il montre avec force l'interdépendance entre l'homme et la nature et au travers d'une approche sensible Martig invite le spectateur à ré-examiner la place de la nature via le filtre historique et le contexte contemporain. «Un paysage est révélateur de notre manière de vivre socialement, politiquement, économiquement.» François Martig fut très influencé il y a quelques années par la lecture de l'auteur et paysagiste Gilles Clément et les notions qu'il développe autour du «tiers paysage», «le jardin en mouvement» et «le jardin planétaire» où il croit en l'autonomie de la nature et en une gestion humaine de celle-ci très minime. Ces idées pousseront Martig, au travers de son travail artistique, à diffuser des semences par delà le monde, à s'intéresser aux zones de friches, et à la notion d'économie liée à la nature en général.


    + date
    mardi 17 décembre, à partir de 19h

    + renseignements
    lasemeuse.aubervilliers@gmail.com et 06 95 85 01 61


    Image: archive Greenhorns, NY