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    La séance est proposée et animée par Nicolas Menet, créateur de la plate-forme TVBien (en résidence à la Villa Mais d'Ici à Aubervilliers).

     

    Films projetés :

    1. Paris Printemps 2003, un film de Samia al Kayar (2006 - Mini DV et DV Cam - Couleur - France - 12min.) 

    Printemps 2003. Les bombes tombent sur Bagdad et ma famille. De France, je les appelle tant que cela reste possible. Je me promène dans Paris, je me souviens de Bagdad. J'attends la fin de la guerre. 

    Court métrage décrivant les états d'angoisse, de solitude et d'impuissance lorsque la guerre éclate à Bagdad près des siens, et qu'il ne reste à Paris comme liens que le téléphone (lorsque la communication est possible), les actualités radiophoniques qui commentent les bombes, et la mélancolie, dans le calme d'une mosquée, d'un musée, d'un jardin. (extrait de Documentaire Sur Grand Ecran)

    2. Lettre au fils, un film de Philippe Welsh (2002 - Fiction - Couleur - France - 11min.) 

    Une lettre écrite au fils avant même sa naissance. Sur des détournements de films de cinéma et d’émissions de TV, un texte profondément révolté qui " méprise les poussières qui les composent " et déclare " le monde a déjà été filmé, il s’agit maintenant de la transformer ".

     

    3. De ma fenêtre, un film de Gabriel Auer (1974-78 - France - 12min.)

    Carnet filmé par Gabriel Auer de sa fenêtre entre 1974 et 1978: un incendie mystérieux détruit un pâté de maisons composé de boutiques et d'ateliers d'artisans. Un chantier s'installe et on édifie un immeuble. Sur les palissades qui l'entourent, les colleurs d'affiches des divers partis politiques se livrent à une bataille sans merci tandis qu'à la radio, les candidats à l'élection de la mairie de Paris font campagne.

     

    4. Je m’appelle, un film de Stéphane Elmadjian (2002 - France - 17min.) 

    Adapté d’un texte de Enzo Corman, écrit pour le théatre, et d’une réalisation radio de Blandine Masson avec Feodor Atkine, le film nous soulève et nous transmet la colère, la haute tension, la rage des personnages.“Mon père disait que la liberté n’a pas de prix…Il se trompait….Non seulement tu la payes au prix fort,mais en plus elle n’existe que pour ceux qui te la vendent.”

     

    de l’intime au politique (par Nicolas Menet)

    Une suite de quatre courts métrages
    où s'entremêlent l’auteur et le sujet du film
    Glissement conscient ou inconscient vers le point de vue politique,
    là où la poésie du discours croise le regard froid du constat,
    où l’observation, tend vers une lecture sociale du monde.