• Samedi 17 décembre (16h-19h)
    En anglais, sur rendez-vous au 01 53 56 15 90 et en écrivant à v.bobin@leslaboratoires.org

    "Why do men collect art? Aesthetics, competition, risk, prestige,
    mate attraction, legacy, immortality. It’s an entrepreneur’s wet dream."

    — @markamerika, twitter.com/#!/markamerika/status/66945302233493504

    "As technology moves forward.. all my work is falling apart.. I’d
    like to move forward as well, into a more outside adventurous
    practice, so this video is an attempt to document the ruins and
    the remains of my internet work."

    dvblog.org/?p=8154


    Expunction – Deleting www.intima.org Net Art Works
    by Igor Štromajer, 2011

    S’il est possible de concevoir, programmer, construire et créer une oeuvre d’art numérique, il est également possible de la supprimer et de la déprogrammer. La suppression de mes oeuvres d’art numériques correspondait à un processus naturel consistant à les enlever de mon serveur. Ce n’était ni un spectacle ni un acte d’agression ou d’exaspération. Elle n’avait rien à voir avec l’artiste en révolte contre la société ou une quelconque religion. Ce n’était qu’une simple procédure, un protocole: quelque chose qu’il faut faire ou suivre. Les choses apparaissent, puis disparaissent. Ma décision était de nature conceptuelle; elle se voulait constructive plutôt que destructrice. J’ai supprimé pour mieux réanimer ou vivifier. Les premières oeuvres d’art sur le Net ont toutes perdu leur «environnement naturel», dans la mesure où Internet 1.0 appartient déjà au passé. Il s’avère impossible de préserver ces oeuvres dans leur forme originale, puisqu’il n’y a plus de forme originale: les navigateurs ont changé, les  liens externes ont été retirés, les serveurs externes auxquels elles renvoient n’existent plus, les fenêtres pop-up sont bloquées, Java fonctionne de manière différente, et ainsi de suite. L’Internet d’aujourd’hui est tellement 2.0!

    La mémoire a pour fonction de nous tromper, et non de nous dire comment cela a été.

    - Nombre d’oeuvres d’art sur le Net supprimées : 37
    - Nombre de fichiers supprimés : 3 288
    - Taille des fichiers supprimés : 101,72 MB
    - Fréquence de suppression : une (1) oeuvre d’art par jour
    - Début de la suppression : 11 mai 2011
    - Durée : 37 jours (dernier projet supprimé le 16 juin 2011)
    - Sujet : suppression d’oeuvres d’art numériques créées par Igor Štromajer entre 1996 et 2007 par effacement du serveur original www.intima.org.

    Définitivement un acte d’amour.

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    En mai 2011, Igor Štromajer a commencé à supprimer les projets multimédia qu'il a créés entre 1996 et 2007. Le processus de suppression ouvre de nombreuses questions sur la fragilité temporelle des pratiques artistiques contemporaines, notamment lorsqu'il s'agit d'oeuvres multimédia. Nous vous invitons à venir à notre rencontre pour se poser ensemble la question de la disparition des projets et de leur traces temporelles, des tentatives de poursuivre un projet ou de le supprimer, le transférer ou l'archiver, le conserver ou le laisser poursuivre son cheminement.

    Difusion en direct sur internet:
    http://www.ustream.tv/channel/les-labos
    Samedi 17 décembre 16:00 - 19:00 (CET +0100 UTC; heure de Paris)
    + posez vos questions via Twitter, avec le hashtag #explab

    Igor Štromajer (Intima Virtual Base – www.intima.org) est un communicateur de la mobilité et de l'intimité, un artiste multimédia. Son oeuvre comprend près de 150 projets présentés dans plus de 100 expositions à  travers 50 pays, tous continents confondus. Ses deux projets les plus célèbres sont Ballettikka Internettikka et Oppera Internettikka (1997-2011). Il a été plusieurs fois récompensés pour son travail (à Moscou, Hambourg, Dresde, Belfort, Madrid et Maribor), et ses oeuvres font partie des collections permanentes de plusieurs institutions artistiques prestigieuses, parmi lesquelles le Centre national d'art et de Culture Georges Pompidou - Musée national d'art moderne de Paris (France), le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia à Madrid (Espagne), la Moderna galerija de Ljubljana (Slovenie), la Computerfinearts Gallery - net and media art collection à New York (USA), la Maribor Art Gallery (Slovenie). Ses projets multimedia explorent les tactiques émotionnelles, la guerilla politique intime et les strategies de communication low-tech traumatiques. Il donne des conférences, en tant qu'artiste invité, dans des universités et instituts d'art contemporain en Europe, en Amérique Latine et du Nord, ainsi qu'en Asie.