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La langue brisée (3)
Avec Pauline Le Boulba et Laurent Pichaud

Vendredi 19 mai 2017, 20h

 

Après une semaine de travail aux Laboratoires d’Aubervilliers, Pauline Le Boulba présentera une étape du dernier opus de sa trilogie de solos, La langue brisée. Il s’agit à chaque fois d’agencer sur le plateau sa réception face à des pièces de danses qu’elle a préalablement vues, de se confier sur la relation singulière qu’elle entretient avec ces œuvres choisies. Elle se laisse dériver, déplacer. Elle convoque d’autres pièces, d’autres rencontres, d’autres fantômes pour comprendre comment elle regarde une œuvre et comment celle-ci la regarde. L’œuvre-source devient le support au déliement d’une langue s’articulant dans une multiplicité de régimes discursifs et performatifs.

Pour La langue brisée (3), elle s’arrête sur une œuvre d’Alain Buffard, Dispositif 3.1 (2001) et invite Laurent Pichaud à partager avec elle la soirée afin de mettre en regard leurs approches respectives autour de formats performatifs autour d’œuvres d’autres artistes. Laurent Pichaud s’interroge sur la manière de faire de l’in situ dans l’œuvre de Deborah Hay.

 

Entrée libre sur réservation à
reservation@leslaboratoires.org ou au 01 53 56 15 90

 


Pauline Le Boulba est artiste et chercheuse. Elle mène une recherche-création depuis octobre 2013 au département Danse de Paris 8 avec le concours du Labex Arts H2H (2013-2016) intitulée « Performer la critique » sous la direction d’Isabelle Ginot. Dans ce contexte, elle a amorcé une trilogie de solos, intitulée La langue brisée. Le troisième et dernier volet sera présenté en octobre 2017 au CN D et prend pour point de départ une pièce d’Alain Buffard, Dispositif 3.1 (2001).

 



Laurent Pichaud, danseur, chorégraphe et chercheur, se forme à la danse contemporaine dans les années 1990, tout en suivant des études en histoire de l'art, avec un intérêt particulier pour le land art anglais et les questions de mémoires, notamment liées à la shoah. Lors qu'il débute son parcours d'interprète et de chorégraphe dans ces années 90, la danse contemporaine est traversée par une remise en cause du spectacle et de ses codes, l'amenant ainsi à participer pleinement de ces réflexions et expérimentations. Depuis, il n'a jamais cessé de mener avec un même intérêt une double activité de chorégraphe et d'interprète. En tant que chorégraphe, il privilégie les recherches sous le mode des 'consignes' et 'contraintes', toujours en immédiate relation avec le réel environnant de l'interprète. Ce souci du lieu de présentation est devenu peu à peu une constante centrale dans sa démarche — chaque projet est associé à un contexte spécifique, un lieu en lui-même pouvant suffire à définir le sujet d'une pièce. Qu'il s'agisse de lieux de vie 'réelle' ou d'espaces singuliers aménagés, voire d'un théâtre, c'est toujours la globalité de l'espace visuel qui participe de l'écriture. Et le plus souvent on ne saurait en isoler la seule part chorégraphique. Depuis 2005, Laurent Pichaud vit un compagnonnage artistique, personnel et professionnel, auprès de la chorégraphe américaine Deborah Hay. Ancré à même la pratique, cette relation s’est développée au fil du temps sur plusieurs axes. C’est ainsi que, dans le cadre d’une invitation de l’Université de Paris 8, Laurent Pichaud a construit et mené une série de rencontres avec des étudiants de Paris 8, certaines ouvertes au public, autour de ce compagnonage et de la chorégraphe américaine Deborah Hay. Intitulée Performer la recherche : cinq séances sur Deborah Hay et accueilli aux Laboratoires d'Aubervilliers entre les mois de février et mars 2017.