Née en Martinique, Sandra Sainte Rose Fanchine grandit en Côte d’Ivoire, où elle commence la danse classique à l’âge de 6 ans. Formée aux arts plastiques, elle débute la streetdance en 1998. Elle se spécialise dans les danses Funk styles (issues des communautés afro-latino-américaines de la côte Ouest), tout en se formant aux techniques de danse afro-caraïbéennes.
En tant qu’interprète, elle collabore 20 années durant avec les compagnies de danse Difé Kako, Traces (Raphaëlle Delaunay), La Horde, Impure Company (Hooman Sharifi), Cie De Soi (Radhouane El Meddeb), Cie La Part du Pauvre, Tino Sehgal, Cie Auguste-Bienvenue…
Dans le prolongement de ces expériences, elle commence l’exploration d’une écriture chorégraphique où danses hip hop et chants se mêlent à des réflexions d’ordre historique et politique. Elle créé Animus (2012), quatuor pour 3 danseuses hip hop et une danseuse afro contemporaine ; Territoires (2015) et 30 nuances de Noir(es) (2017), déambulation dans l’espace public pour 11 musiciennes et 8 danseuses de Waacking et de Locking. En 2019, elle assure la direction artistique d’un carnaval politique, dans le cadre de l’exposition Paris-Londres. Music Migrations (1962-1989), au Musée de l’histoire de l’immigration.
En 2023, une nouvelle commande de direction artistique lui est faite par Villes des musiques du monde et le département de la Seine Saint Denis, pour travailler sur les identités des parades musicales et chorégraphiques dans le cadre de la biennale Multitude.
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Sandra Sainte Rose Fanchine est en résidence aux Labos d'avril à juin 2025

